22 février 2019 à 18h44 | Par Malik Ben Salem

La société tunisienne d'électricité et de gaz. Ici l'entrée de la centrale à côté du port de la Goulette.

Avec la chute du dinar tunisien, la hausse du prix du pétrole et l’accumulation des impayés, la Société tunisienne d’électricité et du gaz est en situation critique. Pour autant, son directeur général Moncef Harrabi, dit avoir un plan de sortie de crise, et dément tout rumeur de faillite.

Alors qu’elle fête son 57ème anniversaire, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) affiche une santé financière très fragile. Le 20 février dernier, à l’occasion d’une journée de sensibilisation sur le thème « Sauver la STEG », organisée par la Fédération générale de l’électricité et du gaz à Tunis, le Directeur général de la STEG, Moncef Harrabi a souhaité créer un électrochoc dans l’opinion pour attirer l’attention sur la situation critique de sa société.

L’électricité, facturée en 2018, 4,2 milliards de dinars, ne permet pas de couvrir les dépenses énergétiques de la société évaluées à 4,3 milliards de dinars. En un an, ces dépenses ont bondi de 1,4 milliards de dinars en raison de l’envolée du prix du baril de pétrole (de 54 dollars en 2017 à 70 dollars en 2018).

Sur le marché international de l’énergie, la chute du dinar augmente le prix d’achat du gaz naturel (essentiel à la production de l’électricité). « Un dollar d’augmentation du prix du baril nous coûte 50 millions de dinars supplémentaires et lorsque le dinar perd 100 millimes par rapport au dollar, cela se traduit immédiatement par un coût supplémentaire de 200 millions de dinars », explique le directeur général.

Pour faire face à ses dépenses d’importations de gaz naturel qui proviennent essentiellement du voisin algérien (63%), la STEG a accumulé 1,6 milliards de dinars de dette.

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